Site en constructionArchiBalise est encore en cours de conception. Certaines pages, rubriques et fonctionnalités sont encore en développement et peuvent évoluer.
Surface de plancher, emprise au sol, pleine terre, biotope, stationnement, pentes… Cette rubrique rassemble les calculs que l’on refait constamment en agence, avec une méthode claire et des exemples pour éviter de confondre des notions qui répondent à des définitions différentes. Ces valeurs servent notamment à vérifier les règles du PLU ou PLUi et à déterminer certaines autorisations d’urbanisme.
Exemple · Plan de niveau
32,40 m²
18,25 m²
12,80 m²
26,55 m²
← 12,00 m →Total brut : 90,00 m²
Mesurer → qualifier → déduire → vérifier Ne jamais appliquer une formule sans vérifier la définition réglementaire utilisée.
Illustration pédagogique — les règles exactes dépendent du calcul et, pour certains indicateurs, du document d’urbanisme local.
MesurerPartir d’une géométrie fiable
QualifierIdentifier les surfaces concernées
CalculerAppliquer la bonne définition
ContrôlerComparer au règlement applicable
Bibliothèque de calculs
Les surfaces essentielles du projet
Une même partie du bâtiment peut être comptée différemment selon la notion étudiée. Chaque fiche doit donc préciser sa définition, ce qui entre dans le calcul, ce qui en est exclu et à quel moment la valeur est utilisée.
La surface de plancher (SDP), l’emprise au sol, la surface habitable (SHAB) et la surface taxable ne sont pas interchangeables. Leur définition, leurs déductions et leur usage peuvent différer pour une même construction.
01 · Urbanisme
Surface de plancher (SDP)
En principe comptéeDéductionÀ qualifier
On part de chaque niveau clos et couvert, mesuré au nu intérieur des façades, avant les déductions prévues par l’article R. 111-22 (notamment trémies, hauteur ≤ 1,80 m, stationnement, certains locaux techniques et caves).
Schéma non coté, non destiné au calcul réel. Les huit catégories de déductions sont à lire dans le texte officiel.
02 · Urbanisme
Emprise au sol
Pour les autorisations, il s’agit de la projection verticale du volume de la construction, tous débords et surplombs inclus, avec les exclusions prévues par l’article R. 420-1, notamment certains débords de toiture non soutenus.
Attention : le PLU peut prévoir une définition particulière de l’emprise utilisée pour ses propres règles. Il faut examiner le règlement local.
03 · Logement
Surface habitable (SHAB)
La surface habitable relève de l’article R. 156-1 du Code de la construction et de l’habitation. Elle est obtenue après déduction des murs, cloisons, escaliers, gaines et embrasures, et exclut notamment garages, balcons, terrasses, caves et parties d’une hauteur inférieure à 1,80 m.
Elle est spécifique au logement et ne doit pas être utilisée à la place de la SDP dans une demande d’autorisation.
La surface taxable utilisée pour la taxe d’aménagement suit des règles fiscales propres : elle n’est pas équivalente à la SDP. Des surfaces déduites de la SDP peuvent rester taxables selon leur nature.
Exemple : un garage clos et couvert de hauteur suffisante est généralement pris en compte dans la surface taxable, alors que son espace de stationnement est déduit de la SDP.
Vérifier les conditions et exclusions dans les dispositions fiscales en vigueur pour le projet.
À ne pas confondre
Une surface n’est pas une autre
Les erreurs viennent souvent de l’utilisation d’une valeur calculée pour un objectif dans un autre contexte. ArchiBalise sépare volontairement les notions avant de proposer les calculateurs.
Urbanisme
Surface de plancher
Surface réglementaire utilisée notamment dans plusieurs règles relatives aux autorisations et à l’urbanisme.
≠ surface habitable
Urbanisme
Emprise au sol
Notion fondée sur la projection verticale du volume de la construction.
≠ surface du RDC
Habitation
Surface habitable
Répond à sa propre définition et à ses propres déductions. Elle ne doit pas être utilisée comme synonyme de surface de plancher.
≠ SDP
Pleine terre et biotope : toujours lire le PLUContrairement à une formule universelle que l’on pourrait appliquer partout, ces exigences et leurs modalités de calcul sont fixées par le document d’urbanisme applicable. Le calculateur doit donc être utilisé avec les coefficients et la surface de référence du règlement concerné.
Cas pratique · Réhabilitation
Isolation intérieure : quelle surface après travaux ?
Une isolation thermique intérieure réduit la surface mesurée au nu intérieur des nouvelles parois finies. Voici un exemple purement géométrique qui permet de visualiser la différence avant/après, sans préjuger du renseignement des rubriques du CERFA.
Avant travaux
Pièce rectangulaire fictive de 10,00 × 8,00 m mesurée au nu intérieur des façades ; aucune autre déduction à appliquer dans cet exemple.
10,00 × 8,00 = 80,00 m²
Après travaux
Ajout fictif de 10 cm d’épaisseur sur chacune des quatre faces intérieures. Dimensions intérieures finales : 9,80 × 7,80 m.
9,80 × 7,80 = 76,44 m²
Différence géométrique : 3,56 m² de moins.
À ne pas confondre avec une « surface supprimée » déclarative : la réduction géométrique de la surface de plancher après isolation n'implique pas automatiquement de reporter 3,56 m² dans une case « surface supprimée » du CERFA. Le tableau réglementaire doit être rempli selon la nature des travaux, la notice et le formulaire applicables ; en cas de doute, sollicitez le service instructeur. Conservez un tableau distinct des surfaces existantes et projetées.
Calculs rapides
Les petits outils du quotidien
En complément des grandes surfaces réglementaires, cette rubrique peut accueillir des calculateurs très simples destinés à supprimer les opérations répétitives dans le travail quotidien. Retrouvez aussi les autres outils de conception ArchiBalise.
Pourcentage d’une surface
Calculer une exigence de 15 %, 30 %, 40 % ou toute autre valeur à partir d’une surface de référence.
Pour un dossier de permis ou une étude de faisabilité, le résultat seul ne suffit pas. Conservez la donnée de départ, la règle utilisée et le détail du calcul afin qu’une autre personne puisse le reprendre sans repartir de zéro.
1
Identifier la définition utiliséeCode, règlement du PLU/PLUi ou autre texte applicable.
2
Définir la surface de référenceTerrain, SDP, pan de toiture, espace libre ou autre valeur selon la règle.
3
Afficher le calculÉviter les valeurs finales impossibles à retracer dans les pièces du dossier.
4
Reporter la même valeur partoutNotice, plan de masse, tableau des surfaces et formulaire doivent rester cohérents.